Je dois avouer, pour commencer, que je ne voyais pas quelle contribution notre association, les petits frères des Pauvres, pouvait apporter à la manifestation de ce jour lorsque vous nous avez contactés en mai-juin dernier. A ce moment-là, en effet, il me semblait que nous n’avions pas vraiment été confrontés, directement, au décès de patients accompagnés.
Pour cause, l’hôpital pénitencier de Fresnes, où nous oeuvrons, est avant tout un lieu de passage, de transit, « normalement », pour des détenus venus des quatre coins de France et d’Outre-Mer, venus pour être soignés, un temps, avant de repartir dans leur centre de détention initial.
Est-ce à dire que l’on ne meurt pas à l’hôpital carcéral de Fresnes ?




