Merci de me laisser la parole. Je vous prie dors et déjà de m’excuser si elle est maladroite : pour sûr, je n’aurais jamais imaginé, il y a huit ans en arrière, que je viendrais un jour témoigner, engager ma parole dans un vaste auditorium hospitalier, au sujet d’un bénévolat qui relève davantage de la présence et de l’écoute que du discours.
Sur 1400 bénévoles parisiens petits frères des Pauvres, 80 environ accompagnent, dans une dynamique palliative, des personnes malades, gravement malades, voire en fin de vie – en institution comme à domicile. Une action qui ne va pas toujours de soi, à rebours de nos représentations du vivre, du souffrir, du mourir. Une action qui expose, interroge, engage le bénévole dans son rapport à la personne malade, aux institutions et d’abord à lui-même.
Nous verrons comment, plus qu’une action, plus qu’une culture, le palliatif, le prendre soin de la personne malade dans sa globalité, reste avant tout une posture, une façon d’être à offrir. Continuer la lecture →